Mercredi 16 juillet, les promeneurs ont eu la surprise de rencontrer sur le parcours de l’Odyssée Verte® des visiteurs ailés…
Les promeneurs ont approché cinq jeunes corvidés : un corbeau freux tout de noir vêtu, un choucas à la nuque gris claire et l’iris gris pâle qui s’est avéré un véritable acrobate des airs, deux pies bavardes noires et blanches présentant sur la queue un plumage iridescent bleu-vert. Un geai des chênes reconnaissable entre tous par son plumage bigarré aux couleurs vives. Le dos est brun rosé, le croupion blanc, la queue noire et sur les ailes apparaissent des plumes bleues striées de noir et de blanc.
Le temps de la balade, la forêt est devenue plus chamarrée et plus vivante encore pour les enfants et les adultes qui ont découvert des oiseaux sociables et… affectueux.
En compagnie de Christophe, leur maître oiseleur, les cinq oiseaux ont voleté sur les passerelles, plates-formes et branches pour venir se poser sur les mains ou têtes des flâneurs. Revenant régulièrement vers Christophe pour se faire caresser, recevoir une croquette ou se reposer au creux de son bras. Les promeneurs ont été impressionnés par la façon dont les oiseaux, lâchés en liberté, ont suivi attentifs leur dresseur et stupéfaits d’entendre ce dernier s’adresser à ses oiseaux et de les voir réagir au son de sa voix ou de sa boite à croquettes.
Dans l'histoire de la peinture, les corvidés sont présents dans les tableaux de champs de batailles et dans les paysages désolés d'hiver. Dans nos mémoires, ils symbolisent la tristesse et le malheur. Suprême opprobre, le corbeau a même donné son nom aux dénonciateurs anonymes.
Le croassement lugubre du corbeau n’est sans doute pas étranger à cette réputation et lors de cette journée les pies ont eu beau « jaser ou jacasser » impossible de soutenir la comparaison avec le corbeau freux plus bavard encore et plus avide de se faire remarquer.
Même le geai considéré comme le « gendarme » de la forêt - car il est le premier a avertir de l’arrivée de visiteurs - a eu du mal à se faire entendre et à exprimer son bonheur, lui grand amateur de glands, de se retrouver au milieu d’une forêt de chênes…
Prochain rendez-vous avec les corvidés le mercredi 20 août